Nous l’avions annoncé, Tokio Hotel l’a fait. Avec plus de trente mille exemplaires de « Schrei » vendus en France, le groupe s’est imposé comme la grande révélétion rock de l’année. C’est avec plaisir que nous avons retrouvé Bill, Tom, Gustav et Georg dans les salons d’un grand hôtel parisien afin de faire le point sur leur incroyable parcours.

Quels souvenirs gardez-vous de votre premier concert à Paris, au Trabendo, le 28 septembre dernier ?
Bill : Franchement, c’était génial ! Avant de monter sur scène on avait vraiment le trac. Pour nous, c’était un peu comme revenir plusieurs mois en arrière, à l’époque où nous avons donné nos premiers concerts en Allemagne. On ne savait pas comment le public allait réagir et je peux vous dire que quelques minutes avant de monter sur scène, en coulisse, on était pas très fiers… Cela dit, à Paris, dès le début du concert, on a compris que les fans connaissaient déjà nos morceaux par cœur et que tout le monde était là pour nous soutenir. On s’est tout de suite senti en confiance et ça a été une super soirée.
Lors de cette venue a Paris, vous avez également donné une séance de dédicaces mémorables dans un magasin des Champs Elysées. Comment l’avez-vous vécue ?
Tom : C’était incroyable ! Quand notre maison de disques nous a proposé de faire cette séance de dédicaces, on a pensé qu’il n’y aurait pas grand monde, qu’on signerait juste une poignée d’autographes et que ce serait terminé au bout d’un quart d’heure. En fait, ça ne s’est pas vraiment passé comme ça. Déjà, quand nous somme arrivés, il y avait une file d’attente impressionnante dans la rue. A tel point que je me suis demandé s’il n’y avait pas un autre artiste qui faisait une séance de dédicaces le même jour. Mais, finalement, tous ces gens étaient bien là pour nous. On a signé des centaines d’autographes et, à la fin, il paraît même que la police a dû intervenir pour faire évacuer le magasin !
Vous devez être habitué à ce genre de débordement en Allemagne…
Gustav : Et bien figurez-vous que nous n’avons jamais donné la moindre séance de dédicaces en Allemagne ! Nous y avons déjà pensé, mais les responsables de notre maison de disques nous l’ont fortement déconseillé. Selon eux, cela aurait été trop dangereux pour nous.
Vous avez tourné le clip de Der Letzte Tag sur le toit d’un immeuble de Berlin, devant des milliers de fans. Racontez-nous un peu cette expérience…
Bill : En fait, ce qui était amusant, c’est que nous n’avions fait aucune annonce officielle pour prévenir nos fans du tournage de ce clip. Des caméras avaient été installées un peu partout autour de l’immeuble afin de filmer au mieux les réactions des fans qui passeraient là par hasard et qui nous verraient en train de jouer sur le toit. Quand nous sommes arrivés en haut de l’immeuble, des centaines de fans étaient déjà en bas à nous attendre. Puis la rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre et, à la fin, plusieurs milliers de fans avaient envahi la rue. D’ailleurs, là aussi, la police a dû intervenir… Les images sont génial et ça reste un super souvenir.

Bien que votre premier album vienne tout juste de sortir en France, vous êtes déjà en train d’écrire le second. Pouvez-vous déjà nous en parler ?
Georg : Pour l’instant, tout ce que nous pouvons dire, c’est que les fans vont apprendre beaucoup de choses sur nous dans ce nouveau disque. Comme pour le premier, les textes seront très personnels et feront part de nos expériences respectives. Nous sommes déjà au boulot, mais ce disque ne sortira pas avant le mois de février ou mars en Allemagne.
Comment se passe le travail sur les chansons ? Est-ce que vous composez tous ensemble ?
Bill : Ca varie en fonction des chansons, mais, ce qui est sûr, c’est que nous allons jamais en studio sans avoir une idée assez précise du morceau que nous voulons enregistrer. Généralement, chacun arrive avec des idées de mélodies ou d’arrangements, puis nous essayons de mettre tout ça ensemble pour faire quelque chose de cohérent. Personnellement, j’ai presque toujours mon ordinateur portable avec moi et, dès que des paroles de chansons me viennent en tête, je les écris afin de ne pas les oublier. Vous savez, l’inspiration n’est pas quelque chose qui se commande. Il arrive que je passe plusieurs jours sans que la moindre idée ne me vienne en tête, et puis, de temps en temps sans bien savoir pourquoi, je me réveille le matin et j’ai des dizaines d’idées qui me traversent l’esprit…
Selon vous, y a-t-il une différence entre les fans françaises et les fans allemandes ?
Tom : En fait, au niveau de la mode, on se rend compte que les fans françaises ne s’habille pas tout à fait comme en Allemagne. A Paris, les filles qui sont venues à notre premier concert étaient toutes très « lookées ». C’est là que j’ai compris pourquoi on dit parfois que Paris est la capitale de la mode… [rires] Après, au niveau du soutien et de l’ambiance, je dirais que c’est aussi bien qu’en Allemagne. Nous avons un public fantastique…

One n°43 [Oui je sais, celle là aussi, elle date... xD]
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